5/ « PARCE QUE L’ON SE DÉPLACE À DOS DE YÉTIS-CHAMEAUX »
« Nous avons vadrouillé pendant 4 jours à dos de ‘yétis-chameaux’ pour accéder à l’emplacement où nous avons ensuite, nous-mêmes, installé notre camp de base. Cette approche très authentique, et sa lenteur assumée, ont permis une entrée très progressive dans l’expédition, selon une logique respectueuse du territoire. Ces chameaux sont réellement impressionnants, l’un des animaux les plus fascinants d’Asie centrale. Ce sont de véritables athlètes du froid. Leur pelage long et laineux, leur sous-couche naturelle et isolante, ainsi que leur capacité à réduire les pertes énergétiques leur confèrent une résistance sans pareille aux écarts thermiques et conditions extrêmes. »
6/ « POUR UNE IMMERSION CULTURE TOTALE »
« Au-delà des virages à ski, cette aventure nous a offert un plongeon authentique dans la culture mongole. Une immersion brute et profonde, au contact de ce peuple assez froid de prime abord, mais qui a fait preuve, à notre égard, d’une bienveillance rare et d’une hospitalité bouleversante une fois la glace brisée. Les Mongols semblent être de pierre de l’extérieur, mais se révèlent très tendres à l’intérieur. Lors de notre traversée du pays, nous avons rencontré des familles qui n’avaient rien – ou pas grand-chose – mais qui nous donnaient tout. Ils nous ont accueilli sous leur yourte avec un sens du partage hors-du-commun. »
"Les Mongols semblent être de pierre de l’extérieur, mais se révèlent très tendres à l’intérieur."
"Nous avons rencontré des familles qui n’avaient rien mais qui nous donnaient tout."
7/ « PARCE QU’IL S’AGIT D’UNE ODE À L’AMITIÉ »
« Ce film est pensé comme un message : partez à l’aventure avec vos potes ! Car les liens d’une cordée ne se renforcent jamais autant que dans ces conditions extrêmes et minimalistes, hors de la zone de confort. Forcément, nous étions tous à la recherche de notre ‘rush’ d’adrénaline personnel, mais le partager permettait de le décupler. Il n’y a eu aucun concours d’ego. Chacun ‘ridait’ à son rythme. La cohésion du groupe et l’harmonie globale nous ont nourri d’une énergie très positive. En Mongolie, le ski freeride est devenu un sport collectif. D’ailleurs, nous avons mis un point d’honneur à conclure ce projet par l’ascension du Nairamdal Peak en guise de cinquième sommet. Celui-ci signifie ‘Amitié » et se situe à la frontière entre la Russie, la Mongolie et la Chine. La symbolique était puissante, et le clin d’œil inévitable. »
"En Mongolie, le ski freeride est devenu un sport collectif."
8/ « POUR L’INSPIRATION À SE DÉCONNECTER »
« Se déconnecter pour mieux se reconnecter. Voici peut-être l’apprentissage le plus marquant de cette expédition. Nous avons passé beaucoup de temps éloigné de tout, au plus proche d’un peuple qui vit de pas grand-chose, selon des traditions ancestrales sur lesquelles la fuite en avant de la société contemporaine ne semble pas avoir d’emprise. Leur mode de vie nomade développe chez eux une liberté, une autonomie et un détachement qui m’inspirent énormément. La prise de recul géographique permet une prise de recul intérieure très enrichissante, notamment sur le ‘pourquoi’. Pourquoi cherche-t-on ainsi à sortir de notre zone de confort ? Pourquoi prenons-nous des risques ? Pourquoi se déconnecter dans l’optique de tourner un film qui a vocation à terminer sur les réseaux sociaux ? Je n’ai pas encore trouvé toutes les réponses, mais j’ai progressé dans ma réflexion. »
"Leur mode de vie nomade développe chez eux une liberté, une autonomie et un détachement qui m’inspirent énormément."
9/ « PARCE QUE LES IMAGES SONT SUBLIMES »
« Au début du projet, Yannick Boissonneux, le réalisateur, nous a transmis son enthousiasme pour la Mongolie grâce à deux arguments : la richesse culturelle de cette terre, et l’esthétisme de ses montagnes quasi-vierges. Nous avons été servis ! Un hiver rude – le plus sec depuis 10 ans – et des rafales de vent continues ont dessiné de véritables veines de neige et de glace au cœur de parois très minérales. Le rendu qui en résulte, en termes d’images de ski, est assez unique. »
10/ « POUR LA RUDESSE DES CONDITIONS, EXTRÊMES »
« Les montagnes mongoles sont particulièrement inhospitalières, avec des rafales de vent majuscules et des températures particulièrement froides. Tout au long de notre aventure, le thermostat a oscillé entre -30°C et +10°C. Dans ce contexte, la gestion thermique devient un enjeu et le matériel chauffant un vrai luxe. Une gelure peut stopper une expédition. Le confort n’est pas un caprice, c’est une charge mentale en moins et du plaisir en plus. »
"Le confort n’est pas un caprice, c’est une charge mentale en moins et du plaisir en plus."