Braver le froid et traverser l’Europe à pied

équipement grand froid et traverser de l’Europe a pied

2 aventuriers. Des aventuriers pas comme les autres. 2 jambes chacun. 10 000 km parcourus à pied. 300 000 m de dénivelé positif avalés. 1 Vieux-Continent traversé. 16 pays visités. 2 années entières passées sur les sentiers. 32 millions de secondes écoulées à profiter de l’instant présent. 780 rencontres inoubliables. 150 invitations chez l’habitant honorées. Presque autant de tournées de raki sirotées. 320 crépuscules inoubliables. Au moins autant de levers de soleil mémorables. 45 nuits blanches sillonnées. 53 galères évitées…

« Deux Pas Vers l’Autre », c’est une aventure aux chiffres éloquents de courage, beaucoup ; d’audace, surtout ; et de folie, un peu. Mais les chiffres ne disent pas tout. Car « 2 Pas Vers l’Autre », plus qu’un voyage, c’est un projet. Un projet sportif, symbolique et écoresponsable que Marie, 31 ans, et Nil, 33 ans, s’apprêtent à ponctuer d’ici quelques jours en atteignant la frénétique Istanbul. Un message positif, chargé d’espoir, qu’ils ont écrit pas après pas. La marche en guise de plume, la civilisation européenne pour fil conducteur.

Petit bout de chemin avec les deux personnages principaux de cette belle histoire que Therm-ic a décidé de soutenir. Car s’ils ont traversé les frontières de l’Europe, ils ont surtout repoussé celles des préjugés et du corps humain.

 

UN NOM LOIN D’ÊTRE ANODIN

Nil : « Le nom de notre projet, c’est un super point de départ pour expliquer notre démarche. Ce nom n’a pas été choisi au hasard ! Pour nous, « l’Autre » a de multiples significations. L’autre fait d’abord référence à cet inconnu qui bien trop souvent génère de l’appréhension voire même de la peur. « L’Autre », ce sont toutes ces personnes que nous avons pu rencontrer sur notre chemin mais également tous ces lieux qui ne nous étaient pas familiers… C’est aussi « l’Autre » part de nous-même, celle qui s’exprime lorsque nous sortons de notre zone de confort, celle qui se révèle lorsque nous éprouvons nos limites. »
 

Marie : « La notion de « Pas » est également importante. Elle traduit cet effort, cette intention, cette volonté d’aller au-devant des différences et s’exposer aux découvertes : faire un pas vers l’autre, faire le premier pas… Nous, on est encore plus motivés puisque l’on en fait deux ! Enfin, pour en finir sur le nom du projet, le chiffre « Deux » est pour nous le symbole du partage. C’est Nil et Marie, mais c’est surtout tous ceux que l’on embarque dans nos aventures au quotidien. »

deux pas vers l'autre, un grand pas pour l'humanité

UN PROJET, PAS UN VOYAGE !

Marie : « Deux Pas Vers l’Autre, c’est un véritable projet, pas un simple voyage. Dès les prémisses, nous avions la volonté de donner un sens à notre démarche. Il n’a jamais été question de prendre deux années sabbatiques. Ce projet il a donc fallu le construire, lui trouver un fil conducteur, une portée et un message. C’est la raison pour laquelle la préparation fût si minutieuse. 10 mois se sont écoulés entre la première germe d’idée et le premier pas vers l’autre, c’est à dire notre départ, du Portugal, en 2018. Nous avons pris notre temps, afin de développer tous les outils qui permettraient de donner un écho à notre aventure. Pour partager nos expériences, parler au plus grand nombre, pas seulement à un public déjà sensible et engagé vis-à-vis de l’Europe et de l’écologie. »
 

Nil : « Nous avons respectivement 31 et 33 ans. Marie travaillait à la direction des ressources humaines dans un grand groupe et moi, j’officiais en tant que photographe, essentiellement dans le monde de la mode. Nous vivions à Paris, en milieu urbain. Petit à petit, au fond de nous-mêmes, on a senti poindre cet instant crucial où, ça y est, c’est maintenant ou jamais que tu dois saisir ta vie ! C’est ainsi qu’est née la volonté d’expérimenter une aventure qui soit à la fois sportive et humaine. »

 

L’AVENTURE À DEUX PAS DE CHEZ SOI

Nil : « Le fil conducteur du projet s’est imposé à nous de manière assez évidente. Portés par des convictions humanistes et une conscience écoresponsable, on a eu envie de prouver que l’aventure pouvait également se vivre à deux pas de chez soi, sur le pas de sa porte… »
 

Marie : « Exactement ! Vivre un truc fort sans nécessairement acheter un billet d’avion qui va te coûter un bras. Notre continent a déjà tellement à nous offrir : pas besoin de se rendre à l’autre bout du monde pour vivre une grande aventure. »

 

UNE ODE À LA JOIE, UN HYMNE À L’EUROPE

Marie : « Deux Pas Vers l’Autre, c’est un projet engagé. Physiquement, car mine de rien, il est assez engageant de parcourir 10 000 km à pied ; mais surtout symboliquement, en allant à la rencontre de cette Europe que l’on pense connaître alors qu’en réalité, elle nous échappe totalement… »
 

Nil : « Au gré de nos découvertes, nous nous sommes rendu compte de la véracité et de la force du concept de « civilisation européenne ». Il existe une histoire commune et un socle culturel qui forgent l’identité de notre continent. Du Portugal à la Macédoine en passant par l’Albanie et la Slovénie, nous avons été surpris de constater combien les peuples ont en commun, partagent des similitudes dans leur mode de vie. N’en déplaise à la vague eurosceptique qui déferle actuellement, l’Europe est une réalité. Une réalité riche de différences, une réalité belle et poétique de ressemblances. »  

 

2PVA écologie et retrait des déchet
Projet "1kg for the planet"

UNE PART DE COLIBRI

Nil : « Dans la continuité de cette démarche humaniste et européenne, adossée à cette volonté de vivre l’aventure à deux pas de chez nous, nous souhaitions nous déplacer de façon la plus écoresponsable possible, en limitant au maximum notre empreinte carbone. En voyageant simplement et modestement. La marche comme moyen de locomotion est ainsi devenue une évidence, le fait de s’octroyer un tout petit budget journalier pour vivre également. » 

Marie : « En parallèle de notre aventure, nous avons lancé « 1 KG for the planet ». Il s’agit d’un petit sac d’une contenance d’environ 1 kg, que chacun nous portons, et que nous remplissons avec les déchets qui jonchent les sentiers. C’est notre part de colibri, mais surtout, cela contribue à sensibiliser des peuples que nous avons croisé, assez surpris de nous voir ainsi nettoyer les chemins. Il est vrai que plus l’on se dirige vers l’Est, plus les gens vivent modestement et plus les problématiques écologiques disparaissent. Ce qui, au final, est totalement compréhensible lorsque ta préoccupation première est la survie… »

 

veste chaude chauffante pour le froid
Nil portant la veste chauffante Therm-ic

LA MARCHE, POUR LA BEAUTÉ DU SPORT MAIS AUSSI DU GESTE

Marie : « Nous sommes tous deux passionnés d’Outdoor et de montagne. Traverser l’Europe en marchant, cela représentait donc un défi athlétique, un challenge super excitant d’un point de vue sportif. Un vecteur de plaisir et de dépassement de soi. Mais nous avons surtout choisi la marche car elle est fondamentalement naturelle et accessible…  C’est grâce à la marche que les tribus se sont rencontrées et que l’humanité a progressé ! »
 

Nil : « Clairement, la marche n’est pas un but mais un moyen. La finalité ne se trouve pas dans la performance sportive. Elle est au-delà des chiffres, au-delà des 10 000 km et 300 000 m d’ascension. Lorsque tu arrives dans un village reculé d’Albanie et que tu leur soutiens que tu as marché pendant 2 ans pour en arriver-là, ils hallucinent… » 

À L’ÉCOLE DE LA VIE

Nil : « Marcher ainsi pendant 2 ans, cela accroît principalement 2 qualités : la patience mais aussi cette capacité à prendre conscience de ce qui t’entoure, prendre le temps de profiter du moment. Tu te sens bien car tu es dans l’instant présent, tu ne vis plus uniquement par l’intermédiaire du passé ou du futur. Lorsque tu mets 10 minutes pour parcourir 1 km, tu savoures ! »
 

Marie : « Je pense que l’on a également développé notre goût de l’effort. Nous sommes devenus plus résilients : quand il faut, il faut… Plus humbles aussi, désormais pleinement conscients de notre petitesse dans cette nature majestueuse. Enfin, on a appris à dire oui, à accepter la gentillesse et l’hospitalité d’inconnus qui te donnent beaucoup sans rien attendre en contrepartie ! »

 

équipement pour le grand froid therm-ic
Marie à l'épreuve de l'hiver avec ses moufles chauffantes

À L’ÉPREUVE DE L’HIVER

Marie : « Je n’étais pas vraiment préparée à vivre pendant plusieurs semaines la rudesse des hivers en montagne. J’admire désormais ceux qui en sont capables pendant des années car les conditions sont extrêmes. J’ai beaucoup pâti du froid, notamment au niveau des mains puisque je souffre d’un syndrome de Raynaud. Clairement, les gants chauffants m’ont sauvé la vie. D’autant plus que nous avons connu un premier hiver particulièrement long, en Espagne, avec des cumuls de neige historiques, et un deuxième, très venteux, là où la mer rencontre la montagne, en Serbie et en Croatie… »

Nil : « La chaleur nous a également beaucoup pénalisés. Elle nous a même mis encore plus mal que le froid d’un point de vue purement physique, de par les insolations dont on a été victimes. La différence, c’est que le chaud est inconfortable quand le froid est réellement dangereux. En montagne, l’hypothermie rôde et peut très rapidement mettre ta vie en danger. »

 

SE PROTÉGER DU FROID

Marie : « Ma fébrilité face au froid fût un véritable handicap lors de cette aventure. Heureusement, mon équipement m’a sauvé. Que ce soit les gants chauffants, vitaux, car sans mains, tu ne peux plus faire grand-chose, mais également la veste chauffante, pour maintenir un vrai confort thermique au niveau du buste. Le buste à bonne température, mon corps pouvait se concentrer sur l’efficience de la circulation sanguine jusqu’aux extrémités, pour les réchauffer… »
 

Nil : « Mon premier conseil, ce serait de faire preuve d’énormément de prudence et d’humilité. Même si ce peut être étonnant pour beaucoup, nous n’avons affronté qu’un nombre infime de galères pendant 2 ans. Avec le froid, c’est pareil. Il faut anticiper et s’en prémunir. Cela passe par un contrôle régulier de la météo, parfois 8 fois par jour ; la minimisation de la prise de risque ; le fait de rester toujours en mouvement ; et, pour finir, se protéger de nos pires ennemis : l’humidité et le froid. Sans un bon équipement, il aurait été absolument impossible de mener ce projet à son terme. »  

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